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Le 11/03/2010 à 10:00 | Mis à jour le 17/03/2010 à 00:22
 

Foot - C1 - 8es

Lyon avait tout prévu

Résister à la pression, défendre, profiter de la baisse physique madrilène et marquer à l'extérieur : l'OL a vu son plan réussir à 100%, mercredi.
Le Real mène 1-0, Higuain dribble Lloris et tire... sur le poteau ! Pour tout le monde, c'est le tournant du match.(EQ)
Le Real mène 1-0, Higuain dribble Lloris et tire... sur le poteau ! Pour tout le monde, c'est le tournant du match.(EQ)

Real Madrid - Lyon, au fond, aura été un match entre ceux qui ont beaucoup parlé avant et ceux qui avaient envie de bavarder après. A l'issue du plus grand exploit de l'histoire de leur club, les joueurs de l'OL ont refait le match avec un mélange de devoir, de plaisir et de fierté, dans les immenses espaces de Santiago-Bernabeu. «On savait que...» Combien sont-ils à avoir débuté leurs réponses par l'expression d'une certitude ? Toutes les promesses que s'étaient faites les joueurs ont tenu. Tous les scénarios sur lesquels ils misaient se sont produits. C'est ce que disaient tous leurs sourires à Madrid. Les Lyonnais refont le match...

1re - 45e : Eviter le deuxième, surtout...

En trouvant le poteau alors que le but de LLoris était vide, Pipita Higuain aura finalement coulé le

«On savait qu'ils mettraient beaucoup de pression pour tuer le match rapidement, rayonne Jean II Makoun. Mais on savait aussi qu'ils ne pourraient pas le faire pendant 90 minutes. Il fallait rester groupés, ne pas se démoraliser. On savait que même à 0-2, en marquant un but, on était qualifiés.» Lyon a eu besoin de flegme, de métier et de chance pour survivre à une première période à sens unique, où il fallait faire parler son sens du combat et de l'équilibre tactique. Opposé à Cristiano Ronaldo exceptionnellement placé à gauche, Anthony Réveillère était prêt à tous les efforts. «On savait que ce serait difficile face à ces joueurs qui dézonent pas mal, mais on est restés solidaires. Si un joueur était passé, un autre était là derrière. Il ne fallait pas sombrer, ne pas prendre l'eau et rester calme.» Le groupe s'est accroché aux mots de Sidney Govou, «qui avait très bien parlé avant le match, disant qu'il fallait rester tranquilles et continuer à jouer même si on prenait un but» (Cris). Lloris : «On a su les contenir et jouer intelligemment, même si on sait qu'on a souffert.» Et pas seulement à cause du Real. «On perdait trop vite le ballon, on jouait trop vite sur Licha», reconnaît Miralem Pjanic.

La pause pour se réorganiser

Boumsong et Makoun touchés, Puel réorganise Lyon en faisant entrer Gonalons et Källström.

Anthony Réveillère jure qu'il a considéré le poteau d'Higuain à la 26e comme «un signe» que le match basculait. Ses partenaires situent le virage un peu plus tard. Kim Källström : «Le tournant, c'est qu'il y avait seulement 1-0 à la mi-temps.» «A 2-0, reprend Réveillère, cela aurait été plus dur. On pouvait sombrer. Ça va vite. A 1-0, on restait sereins car on savait qu'on avait une marge de manoeuvre.» Boumsong et Makoun blessés, il faut se réorganiser. Puel profite des entrées de Gonalons et Källström pour passer en 4-2-3-1, faire remonter le bloc et rapprocher Pjanic de Lisandro. «On savait que si on marquait un but, ils devaient en mettre deux, insiste Réveillère. On savait qu'on allait avoir des occasions

45e - 75e : Le Real ne suit plus

Lorsque Pjanic marque au Bernabeu le but qui change tout, Lyon doit tenir un petit quart d'heure fac

Aux alentours de la 55e minute, Lyon se procure trois occasions. Il le sent : le vent a tourné. L'essoufflement physique de son adversaire a commencé. Makoun glisse : «On avait vu qu'ils avaient fait des efforts contre Séville. On savait qu'ils allaient baisser.» Alors l'OL focalise tout sur son obsession du début de match. Réveillère : «Marquer un but était la chose la plus importante». Avec Pjanic, Lyon égalise à un quart d'heure de la fin. Le but «du talent» souligne Lloris, «après deux trois touches sur un petit périmètre en triangle».

75e - fin : La machine Real est cassée

La fin de match des Lyonnais a été héroïque : le Real se casse les dents sur la défense de l'OL.

Par manque de carburant et d'idées collectives, le Real Madrid se casse les dents sur la défense de l'OL et s'offre même à une défaite que Lisandro puis Delgado ne parachèvent pas. «On connaît Madrid : un gros pouvoir offensif et beaucoup d'espaces derrière, sourit Réveillère. En poussant, ils laissent du terrain dans leur dos, mais on l'a surtout vu après notre but.» «On savait qu'ils pouvaient tous faire la différence individuellement, et c'est ce qu'ils ont essayé de faire, relève Toulalan. Mais on a répondu collectivement. Dans l'ensemble on a bien maîtrisé le match.» Une telle soitée donne des idées à Makoun. «Si on continue comme ça, on pourra aller au bout, faire de grandes choses». Puel disait dès mardi que cela lui ferait «plaisir de revenir» le 22 mai pour la finale. «Moi aussi», salue Réveillère en filant. - Cé. Ro. (à Madrid)

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