Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux... Le haut du classement n'a pas connu de profond bouleversement ce week-end. Toutes les équipes de tête se sont neutralisées, laissant à chacun son lot de regrets. A quelques secondes près et une faute de main de Carrasso, les Girondins auraient pu réaliser le gros coup de la journée contre Montpellier (1-1). Ils voient finalement l'écart avec le LOSC, cinquième, maintenu à quatre unités. Avec le recul, Lyonnais et Marseillais déploreront leur manque d'efficacité contre Boulogne (0-0) et Lorient (1-1). Il les prive d'un sérieux rapprochement avec le leader bordelais pendant que le MHSC se met, lui, à rêver. «Nous sommes les seuls à pouvoir les empêcher d'être champions», a (enfin) osé René Girard. Avec deux matches en moins que les Montpelliérains, les Girondins gardent les cartes en main. La venue d'Auxerre, candidat non déclaré à l'Europe malgré un total de points identique aux Lillois, mercredi, pourrait en redistribuer quelques-unes. - E. T.
Par les temps qui courent, on ne pourra pas en vouloir au Paris-SG de ne se contenter que du point arraché dans les dernières minutes à Lens (1-1). Mais pour une équipe qui visait ouvertement l'une des quatre premières places en début de saison, la voir autant se satisfaire de ce nul chez le 15e de la L1 dit tout de l'affaissement de ses ambitions. Oui, Paris «n'est pas mort» comme l'a souligné Antoine Kombouaré à la fin du match. Oui, Paris a fait preuve de caractère en parvenant à marquer dans le dernier quart d'heure de jeu, une première cette saison. Mais avec quatorze points de retard sur le cinquième, Lille, le club de la capitale apparaît surtout comme une équipe devenue terriblement anodine dans la hiérarchie de la L1. Seule la Coupe de France peut encore lui permettre de sauver une saison bien en deçà de ses espérances. - E. T.
Le nul entre Lens et Paris, même s'il peut enrager les Artésiens, n'a pas de conséquence très importante, objectivement. Le Racing, quinzième avec treize points d'avance sur le maintien, ferme le ventre mou du classement, cette partie où se rassemblent des équipes n'ayant plus grand chose à craindre ou à espérer. Monaco, septième, à sept points de la Ligue Europa après son échec à Rennes (0-1), est l'éclaireur de ce gruppetto qui rassemble Valenciennes (8e), Lorient (9e), Rennes (10e), Toulouse (11e), Nancy (12e), Sochaux (13e) et Paris (14e). Quelques petites phrases ont bien confirmé, ce week-end, que la fin de saison risquait d'être longue. « L'Europe, ce sera compliqué » (Antonetti), « nous n'avons plus grand chose à attendre de la fin de saison, il y a des points à prendre et surtout beaucoup de plaisir » (Gourcuff). - Cé. Ro.
Au soir d'une défaite concédée à Nancy (0-1) le 30 janvier dernier, Fabien Audard avait reconnu traverser une mauvaise passe comme jamais il n'en avait encore connu dans sa carrière. «J'assume mes conneries», avait-il même lancé dans un élan d'honnêteté. Depuis, le portier lorientais semble avoir retrouvé le niveau qui est le sien depuis quelques saisons. Impérial à Nice (0-1), sans parvenir à empêcher la défaite des Merlus, l'ancien gardien de Toulouse et Monaco a de nouveau sorti le grand jeu contre Sochaux (1-0), puis Marseille (1-1) où il fut encore décisif à quatre reprises, dimanche après-midi. Avec une note moyenne de 7,7 dans L'Equipe sur les trois dernières journées, Audard, 31 ans, fait une nouvelle fois partie de l'équipe type de la L1. La troisième d'affilée. - E. T.
En haut comme en bas, les points commencent à valoir cher. Celui obtenu par Le Mans sur la pelouse de la lanterne rouge Grenoble (1-1), dimanche, pourrait avoir son importance lors du décompte final. Il permet au MUC d'étendre son invincibilité à trois rencontres, mais surtout de revenir à cinq longueurs de Nice en attendant son match en retard contre Bordeaux, le 14 avril prochain. Avec quatre confrontations contre des équipes du top 5 (Montpellier, Bordeaux donc, Lille et Lyon) programmées d'ici la fin de la saison contre deux à leur adversaire (Marseille et Bordeaux), les joueurs d'Arnaud Cormier devront montrer d'autres arguments que ceux affichés lors de leur première période dans l'Isère. La confrontation entre Le Mans et Nice samedi prend déjà les allures d'une première finale pour le maintien. - E. T.

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